COVID 19 - Le CCV Education canine à distance

 

 

Les éducateurs du CCV vous proposent de vous accompagner pendant cette période de confinement en vous proposant des pistes d'apprentissage avec votre chien.

Nous pensons tout d’abord aux chiots génération « covid » et à leurs maîtres.

Ces derniers ne peuvent les impregner ou les habituer aux bruits devant les écoles, au marché, aux joggeurs et vélos après qui il ne faut pas courir, les socialiser aux rencontres avec leurs congénères et autres animaux, les familiariser à rester seul à la maison. 

 

La méthode naturelle consiste à scénariser puis à capturer le bon comportement ou le bon apprentissage.

Le chien fait bien, il est récompensé (friandise au début, démonstration verbale et posturale, caresse, sourire et donner la friandise de façon aléatoire quand c’est acquis). Vous pouvez réduire la gamelle du jour de la somme des friandises données, pour éviter la prise de poids.

Le chien fait mal, une première réponse sera de l’ignorer, c’est le pire que vous pouvez lui apporter, quitte à le contenir ailleurs de façon à qu’il ne reproduise pas la situation.

D’ailleurs, la frustration est à apprendre, il doit savoir qu’il n’a pas accès à tous ses désirs, en ce sens la cohérence des réponses est essentielle. Le chien fait mal, une seconde réponse sera de lui demander d’agir d’une autre façon.

Méthode naturelle ne veut pas dire que l’on n’a pas le droit de lever la voix et de montrer sa désapprobation au moment pile ou le chien « fait mal ». À l’arrêt du mauvais comportement, passer du courroux à la joie est tout à fait indiqué. Forcez le trait mais restez mesuré.

Et se poser la question comment gérer l’environnement pour ne pas que cela se reproduise. Idéalement, on ne donne pas au chien l’occasion de répéter un comportement que l’on ne désire pas.

 

Ainsi, on récompense les besoins dehors. Lessiver sans eau de javel (vinaigre blanc ou nettoyant à base d’enzymes) les oublis à l’intérieur sans rien dire, on peut faire un « oh la la » si on surprend le chiot au moment du pipi intérieur en emportant le chiot dehors et en s’extasiant du pipi au dehors. Et sortir le chiot plus souvent ! En fonction de leur développement, il n’est tout simplement pas capable physiquement de tenir longtemps. Donc après avoir mangé, bu, joué, dormi, on sort le chiot.

 

Chaque chien a ses propres aptitudes, dues à sa race, à sa personnalité, son vécu. Chaque exercice sera adapté à ses dispositions et à votre niveau d’exigence qui devra être réaliste.

 

Soyez le plus clair, calme, détendu et patient possible.

Ne vous découragez pas, des erreurs seront nécessairement commises mais cela finira par aboutir si vos réponses sont adaptées et votre persévérance attentive.

 

Déterminez ce que vous accordez à votre chien (par exemple, à table, il doit être éloigné …) car une fois accordé, le chien se dira qu’il peut encore le faire.

 

Déterminez aussi votre communication : paroles et gestes significatifs, qui seront partagés par toute la famille.

 

Les exercices sont adaptés à la progression.

En apprentissage, le leurre est une aide et la récompense (évolutive) immédiate. L’imprégnation est aussi un outil.

En acquisition, la récompense deviendra aléatoire et pondérée jsuqu'à la disparition totale.

 

En apprentissage, on attend que le chien soit assis pour répéter l’ordre « assis c’est bien ».

En acquisition, on dit une seule fois « assis », rajouter le geste à la parole si besoin.

 

Attendez que le chien soit attentif … et félicitez le calme et l’attention.

 

La base de l'apprentissage sera le contact que vous établirez avec votre chien.

Face à lui, en silence, une friandise dans votre main, bras tendu.

Attendre qu’il vous regarde (cela peut être un très court moment) et récompenser (appuyer avec marqueur verbal enthousiaste. N’hésitez pas à forcer le trait, souriez et en apprentissage, la récompense est immédiate. Une fois acquis, la récompense est pondérée.

 

Créer la « connexion », la complicité, avec du fun est primordial.

Amusez-vous avec votre chien, sans lui mettre trop de pression avec des assis-couché « inutiles », qu'il pourra avoir plus facilement une fois la complicité instaurée.

 

Avant de se lancer dans toute une série d’exercices : qu'est-ce qui est acquis ? à renforcer? où est-ce que je n'arrive à rien?

On veille à choisir les exercices ou les séquences dans le bon ordre.

 

Remarques :

- on choisira des séquences de 5 minutes maximum

- on finit toujours une séquence par un exercice réussi, c.-à-d. si on n’arrive pas à un résultat avec un certain exercice, on passe à un autre qui est acquis et on réfléchit pourquoi le chien n’y arrive pas.

- on joue avec son chien (c’est le maître qui décide de commencer et d’arrêter le jeu)

- le calme et le repos sont la base, pour cela travailler l’auto-contrôle, le tapis/la cage comme lieu de repos.

Bien faire comprendre aux enfants que le chiot a besoin de calme, repos et sécurité, on ne le dérange pas pour éviter qu’il se sente contraint de défendre son espace ; par contre, on peut l’appeler pour qu’il vienne et s’engage dans des activités communes.

 

Quelques propositions :

La lecture du chien

Ce que je ne peux pas faire avec mon chien

La socialisation

Le rappel

La marche en laisse

Les positions

Les absences